Un petit mot sur : la saison 3 de Masters of Sex

J’inaugure ici une nouvelle catégorie de blog « un petit mot sur ». Réactions à vif, cette catégorie me permet de partager très rapidement certains de mes post ou tweets que je condense ici sur une série dont je viens de finir la saison. Cela permettra également de vous faire partager sur le vif toujours, si vous pourriez vous passer d’une saison d’une série que vous suivez ou au contraire la dévorer assez rapidement !

J’ai enfin finis Masters Of Sex saison 3. Il n’y a pas à dire, cette saison était bien meilleure que les autres mais surtout par la narration et la tension crescendo. Le jeu des acteurs est merveilleux, le propos intelligent, la tension dramatique bien menée.

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Malheureusement, si la série est vraiment prenante, on se rend de + en + compte que Bill est un horrible connard (pardonnez moi l’expression) manipulateur abusif avec les femmes et surtout avec Virginia ainsi que Libby. Virginia et Libby qui,  soit dit en passant, sont deux personnages féminins extrêmement opposés et pourtant très intéressant (mon cœur balance vers Libby, mais parce que je suis l’amie des chatons fragiles).Outre le fait que la saison 2 a flanché salement sur la représentation des femmes grosses et des asexuels-les ( même si on peut penser que le parti prit de « guérir » l’asexualité était dû à un choix social historique, l’asexualité étant toujours perçu comme une maladie de nos jours), la série romance beaucoup trop le comportement abusif sentimentalement, psychologiquement, sexuellement et professionnellement de Bill Masters. Cette saison démontre bien que + Virginia devient indépendante, moins Bill Masters supporte qu’elle s’éloigne de lui.
Je ne parle même pas des violences sexuelles et du fait que Virginia est quand même perçue par sa fille comme une salope qui couche avec plein d’hommes et dont la fille en paye les conséquences de manière dramatique : trigger warning sur plusieurs épisodes comportant des scènes de violence sexuelle également à ce propos.

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Au final une saison en demie teinte : si j’ai apprécie et apprécie toujours cette série pour le contexte social historique présenté, pour le jeu des acteurs, pour la narration et l’écriture, pour les personnages féminins (et queer !), la série me donne la désagréable sensation de romancer des violences sexuelles et romantiques à l’égard des femmes. En demi teinte, à suivre les yeux ouverts.